DEVENIR MÉCÈNE

Notre
organisation

Personne morale de droit public à statut particulier, l’Institut de France s’administre librement et sans tutelle. Il est placé sous la protection du président de la République et le contrôle de la Cour des comptes.

Une commission administrative centrale (CAC), composée des Secrétaires perpétuels des cinq Académies, de deux membres de chacune des académies mandatés tous les ans par leur compagnie, et d’un chancelier élu pour trois ans renouvelables, se réunit au moins trois fois par an. Le chancelier s’assure de l’exécution des décisions prises par l’assemblée générale, la CAC et les différentes commissions.

Chaque académie exerce, à tour de rôle, la présidence de l’Institut pour l’année. 

Chancelier de l’Institut : Xavier Darcos (depuis 2018)

Présidence de l’Institut en 2020 : Académie des beaux-arts

Composition du bureau de l’Institut au 2ème trimestre 2020

M. Jean ANGUERA – Président de l’Académie des beaux-arts, Président de l’Institut
M. Jean-Luc MARION – Directeur de l’Académie française
M. Nicolas GRIMAL – Président de l’Académie des inscriptions et belles-lettres
M. Pierre CORVOL – Président de l’Académie des sciences
M. Pierre DELVOLVÉ – Président de l’Académie des sciences morales et politiques

M. Xavier DARCOS – Chancelier de l’Institut
Mme Hélène CARRÈRE D’ENCAUSSE – Secrétaire perpétuel de l’Académie française
M. Michel ZINK – Secrétaire perpétuel de l’Académie des inscriptions et belles-lettres
Mme Pascale COSSART – Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences
M. Etienne GHYS – Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences
M. Laurent PETITGIRARD – Secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts
M. Jean-Robert PITTE – Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques

L’organisation
de l’Institut

Une organisation en classes, puis en Académies

Dans son organisation d’origine
(loi du 3 brumaire an IV), l’Institut était divisé en trois classes

1795

la loi du 3 brumaire an IV crée l’Institut de France, composé de 144 membres répartis en trois classes

Sciences physiques
et mathématiques

Sciences morales
et politiques

Littérature
et beaux-arts

1803

L’arrêté consulaire du 3 pluviôse an XI supprime la classe des Sciences morales et politiques et réorganise l’Institut national de France en 4 nouvelles classes

Sciences physiques
et mathématiques

Langue
et Littérature française

Histoire
et Littérature anciennes

Beaux-arts

1815

Napoléon crée une sixième section d’Histoire et Théorie des arts. L’année suivante, elle est renommée section des académiciens libres, dite des « membres libres » par ordonnance de Louis XVIII.

1816

L’ordonnance royale du 21 mars rend aux classes de l’Institut leur nom d’Académies et fonde l’Académie des beaux-arts, qui procède du regroupement de l’Académie royale de peinture et de sculpture, de l’Académie royale d’architecture et, dans une certaine mesure, de l’Académie royale de musique.

L’Académie française

L’Académie des inscriptions
et belles-lettres

L’Académie des sciences

L’Académie des beaux-arts

1832

L’Académie des sciences morales et politiques est reconstituée à l’initiative de Guizot, ministre de l’Instruction publique sous Louis-Philippe (ordonnance royale du 26 octobre 1832). Cette organisation en cinq Académies demeure aujourd’hui.

L’Académie française

L’Académie des inscriptions
et belles-lettres

L’Académie des sciences

L’Académie des beaux-arts

L’Académie des sciences
morales et politiques

L’organisation

des Académies

Les académies sont placées sous l’autorité administrative, éditoriale et financière d’un Secrétaire perpétuel, élu à vie à l’Académie française et pour un mandat renouvelable ou non dans les autres académies, également chargé de représenter la Compagnie auprès des pouvoirs publics.

Chaque académie est dotée d’un Bureau qui coordonne ses activités. Il est composé d’un Président, d’un Vice-Président (Directeur et Chancelier à l’Académie française) et du Secrétaire perpétuel (deux dans le cas de l’Académie des sciences) élus par leurs confrères.

Le Président, élu pour un an, assiste le Secrétaire perpétuel autant que de besoin. Le Vice-Président, élu pour un an également, supplée le Président avant de lui succéder.

Le Chancelier de l'Institut de France
et les Secrétaires perpétuels des Académies

Xavier Darcos

Chancelier de l’Institut de France

Hélène Carrère d’Encausse

Secrétaire perpétuel de l’Académie française

Michel Zink

Secrétaire perpétuel de l’Académie des inscriptions et belles-lettres

Pascale Cossart

Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences

Étienne Ghys

Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences

Laurent Petitgirard

Secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts

Jean-Robert Pitte

Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques

Xavier Darcos

Xavier Darcos

Chancelier de l’Institut

Hélène Carrère d’Encausse

Hélène Carrère d’Encausse

Secrétaire perpétuel de l’Académie française

Michel Zink

Secrétaire perpétuel de l’Académie des inscriptions et belles-lettres

Pascale Cossart

Pascale Cossart

Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences

Étienne Ghys

Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences

Laurent Petitgirard

Secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts

Jean-Robert Pitte

Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques

Découvrez les 471 académiciens au travers
de leurs parcours, leurs pensées et réalisations.

Découvrez les 471 académiciens au travers de leurs parcours, leurs pensées et réalisations.

Les lois
et règlements

qui régissent l’Institut de France et les cinq Académies

  1. Institut de France – Lois, statuts et règlements concernant les anciennes Académies et l’Institut, de 1635 à 1889. Tableau des fondations (1889).
  2. Institutions et règlements de l’Académie française, 1635, 1752, 1816 (dans Statuts et règlements).
  3. Règlement pour l’Académie des inscriptions et belles-lettres, statuts de 1999
  4. Institut de France, Académie des sciences – Statuts de 2003, décret du 31 janvier 2003, Journal officiel du 2 février 2003
  1. Statuts et règlements de l’Académie des beaux-arts (dans Statuts et index biographique, 2000).
  2. Règlement de l’Académie des sciences morales et politiques (dans le recueil des Notices biographiques et bibliographiques, 1990).
  3. Règlements sur l’administration de l’Institut de France (1922 et 1953).
  4. Statuts de l’Institut de France et règlements financier et comptable (2007).
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Xavier Darcos
Chancelier de l'Institut de France

Né le 14 juillet 1947 à Limoges, Haute-Vienne.
M. Darcos est agrégé de l’Université, titulaire d’un doctorat de 3e cycle en études latines de l’université de Bordeaux et d’un doctorat d’État ès lettres et sciences humaines.

Il a commencé sa carrière d’enseignant en septembre 1968. Il a tout d’abord exercé à Périgueux, puis il a été professeur de chaire supérieure à la khâgne au lycée Montaigne à Bordeaux de 1982 à 1987 et au lycée Louis-le-Grand à Paris de 1987 à 1992.

Entre temps, en 1989, M. Darcos est élu adjoint au maire de Périgueux, puis deviendra maire de Périgueux de 1997 à 2009, sénateur de la Dordogne de 1998 à 2002, conseiller régional d’Aquitaine de 2004 à 2011.

Nommé inspecteur général de l’Éducation nationale en 1992, il a occupé à partir de 1993 les fonctions de Directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale (M. François Bayrou), de conseiller pour l’éducation et la culture du Premier ministre (M. Alain Juppé, 1995-1997), et de doyen de l’inspection générale de l’Éducation nationale de 1995 à 1998. De 1996 à 1999 et de 2005 à 2007, il fut professeur de littérature comparée à l’université Paris IV-Sorbonne.

Il a été nommé, dans le gouvernement de M. Jean-Pierre Raffarin, en mai 2002, ministre délégué à l’Enseignement scolaire, puis, à partir du 1er avril 2004, ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie.

Le 15 juin 2005, M. Darcos devient ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l’O.C.D.E. (Organisation de coopération et de développement économiques).

Le 18 mai 2007 il est nommé ministre de l’Éducation nationale, puis ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville le 23 juin 2009 dans le gouvernement de M. François Fillon, qu’il quitte le 22 mars 2010.

Nommé le 9 juin 2010 « ambassadeur, chargé de mission pour l’action culturelle extérieure de la France », il reçoit la mission de créer l’Institut français, dont il est le premier Président exécutif du 1er janvier 2011 au 1er février 2015. Depuis cette date, il est « ambassadeur pour le rayonnement du français à l’étranger ». Il préside également la Fondation Sanofi-Espoir et l’association Défense de la langue française.

Élu à l’Académie des sciences morales et politiques, le 26 juin 2006, dans la section Morale et sociologie, au fauteuil laissé vacant par le décès de Bruno Neveu. Il a été Secrétaire perpétuel de cette académie de 2010 à 2016.

Élu à l’Académie française, le 13 juin 2013, au fauteuil de Pierre-Jean Remy (40e fauteuil), et reçu le 12 février 2015 par Jean-Loup Dabadie.

Depuis le 1er janvier 2018, M. Darcos est chancelier de l’Institut de France.

  • 1992 Histoire de la littérature française (Hachette)
  • 1994 « Zadig » de Voltaire : étude de l’œuvre (Hachette)
  • 1994 « Candide » de Voltaire : étude de l’œuvre (Hachette)
  • 1996 « Phèdre » de Racine : étude de l’œuvre (Hachette)
  • 1998 Mérimée (Flammarion)
  • 1999 Robert des grands écrivains de langue française
  • 2000 L’Art d’apprendre à ignorer (Plon)
  • 2002 Dictionnaire des mythes féminins
  • 2003 Lettre à tous ceux qui aiment l’école
  • 2004 Deux Voix pour une école. Dialogue avec Philippe Meirieu (Desclée de Brouwer)
  • 2005 L’École de Jules Ferry – prix Louis Pauwels 2006 (Hachette)
  • 2006 L’État et les Églises. La question laïque (1905-2005) (Odile Jacob)
  • 2007 Tacite, ses vérités sont les nôtres (Plon)
  • 2009 Peut-on améliorer l’école sans dépenser plus ? – Entretiens croisés avec Vincent Peillon (Magnard)
  • 2009 Ovide et la mort (PUF)
  • 2011 Une anthologie historique de la poésie française (PUF)
  • 2011 Dictionnaire amoureux de la Rome antique (Plon)
  • 2012 La Poésie française (Eyrolles)
  • 2013 Histoire de la littérature française (Hachette)
  • 2013 Oscar a toujours raison (Plon)
  • 2014 Auguste et son siècle (Artlys)
  • 2016 Dictionnaire amoureux de l’école (Plon)
  • 2017 Virgile, notre vigie (Fayard)

Hélène Carrère d'Encausse
Secrétaire perpétuel de l'Académie française

Née à Paris dans une famille que l’esprit cosmopolite et la révolution russe ont de longue date dispersée à travers l’Europe. Compte parmi ses ancêtres de grands serviteurs de l’Empire, des contestataires du même Empire, le président de l’Académie des sciences sous Catherine II et trois régicides. Cette hérédité la prédisposait naturellement à l’étude de l’histoire et de la science politique, qu’elle a enseignées à la Sorbonne avant de transférer sa chaire professorale – l’esprit nomade de la famille aidant – à l’Institut d’études politiques de Paris. Elle a aussi enseigné durant plusieurs années au collège d’Europe de Bruges. Professeur invité dans de nombreuses universités étrangères, en Amérique du Nord et au Japon surtout, elle est docteur honoris causa des universités Laval et de Montréal au Canada, de l’université de Louvain et de l’université de Bucarest. Président de Radio Sorbonne-Radio France de 1984 à 1987, membre de la Commission des sages pour la réforme du Code de la nationalité en 1986-1987. Durant l’année 1992, elle occupa le poste de conseiller auprès de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, participant ainsi à l’élaboration d’une politique d’assistance à la démocratisation des anciens États communistes. Élue au Parlement européen en juin 1994, elle fut vice-président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense. Vice-président de la commission des Archives diplomatiques françaises ; elle a aussi présidé la commission des Sciences de l’homme au Centre national du livre de 1993 à 1996. Nommée en 1998 membre du Conseil national pour un nouveau développement des sciences humaines et sociales. En 2004, elle devient président du conseil scientifique de l’Observatoire statistique de l’immigration et de l’intégration.

Elle a reçu le prix Aujourd’hui pour L’Empire éclaté en 1978, le prix Louise Weiss en 1987, le prix Comenius en 1992 pour l’ensemble de son œuvre, et le prix des Ambassadeurs en 1997 pour Nicolas II. Elle est membre associé de l’Académie royale de Belgique, membre étranger de l’Académie des sciences de Russie, membre d’honneur de l’Académie des beaux-arts de Russie, de l’Académie de Géorgie et de l’Académie de Roumanie.

Elle a été élue à l’Académie française, le 13 décembre 1990, au fauteuil de Jean Mistler (14e fauteuil), et reçue le 28 novembre 1991 par Michel Déon.

Elle a été élue secrétaire perpétuel le 21 octobre 1999.

  • 1963 Réforme et révolution chez les musulmans de l’Empire russe (Armand Colin)
  • 1966 Le Marxisme et l’Asie – (avec Stuart R. Schram), 1853-1964 (Armand Colin)
  • 1967 Central Asia, a century of Russian rule, Columbia Univ. – Columbia Univ., réédition 1990 (Duke Univ. publication)
  • 1969 L’URSS et la Chine devant la révolution des sociétés pré-industrielles – avec Stuart R. Schram (Armand Colin)
  • 1972 L’Union soviétique de Lénine à Staline (Richelieu)
  • 1975 La Politique soviétique au Moyen-Orient, 1955-1975 (Presses de la F.N.S.P.)
  • 1978 L’Empire éclaté
  • 1979 Staline, l’ordre par la terreur (Flammarion)
  • 1979 Lénine, la Révolution et le Pouvoir (Flammarion)
  • 1980 Le Pouvoir confisqué (Flammarion)
  • 1982 Le Grand Frère (Flammarion)
  • 1985 La déstalinisation commence (Complexe)
  • 1986 Ni paix ni guerre (Flammarion)
  • 1987 Le Grand Défi (Flammarion)
  • 1988 Le Malheur russe (Fayard)
  • 1990 La Gloire des Nations (Fayard)
  • 1992 Victorieuse Russie (Fayard)
  • 1993 L’URSS, de la Révolution à la mort de Staline
  • 1996 Nicolas II, La transition interrompue (Fayard)
  • 1998 Lénine (Fayard)
  • 2000 La Russie inachevée (Fayard)
  • 2002 Catherine II (Fayard)
  • 2003 L’Impératrice et l’abbé : un duel littéraire inédit (Fayard)
  • 2005 L’Empire d’Eurasie (Fayard)
  • 2006 La Deuxième Mort de Staline
  • 2008 Alexandre II. Le printemps de la Russie (Fayard)
  • 2010 La Russie entre deux mondes (Fayard)
  • 2011 Des siècles d’immortalité. L’Académie française 1635-…. (Fayard)
  • 2013 Les Romanov – Une dynastie sous le règne du sang (Fayard)
  • 2015 Six années qui ont changé le monde 1985-1991 – La chute de l’empire soviétique (Fayard)
  • 2017 Le général de Gaulle et la Russie (Fayard)
  • 2019 La Russie et la France (Fayard)

Michel Zink
Secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres

Né le 5 mai 1945 à Issy-les-Moulineaux. Il est élève au lycée du Parc à Lyon de la 11e à la khâgne, d’où il intègre l’École normale supérieure (Ulm) en 1964. Agrégé de lettres classiques en 1967, il est assistant, puis maître-assistant à la Sorbonne de 1968 à 1976, avec une interruption de deux ans (1970-1972) pendant lesquels il est assistant à la faculté des lettres de Tunis au titre de la coopération militaire. Il soutient une thèse de 3e cycle en 1970 sur le genre lyrique médiéval de la pastourelle et une thèse d’État en 1975 sur les débuts de la prédication en langue vernaculaire romane. Il est professeur à l’université de Toulouse II de 1976 à 1987, puis à l’université Paris-Sorbonne de 1987 à 1994, enfin au Collège de France, où il tient de 1994 à 2016 la chaire de Littératures de la France médiévale. Il est élu en 2000 à l’Académie des inscriptions et belles-lettres dont il est le Secrétaire perpétuel depuis 2011.

Il a enseigné comme professeur invité à Yale, à Berkeley, à « Penn » (University of Pennsylvania), à Johns-Hopkins, à Columbia, à Stanford, à Wesleyan, à l’université de Chicago, à celle de Rome « La Sapienza », à celle de Naples « Federico II », à celle de Constance, de Saint-Jacques-de-Compostelle, de Genève, de Zurich. Ses nombreux cours et conférences dans d’autres universités américaines, européennes, japonaises, chinoises et coréennes se sont parfois confondus avec la « délocalisation » de ses cours du Collège de France.

Il a exercé au fil des années les responsabilités et obtenu les récompenses qui accompagnent une carrière universitaire. Il a été membre, puis président du jury du concours d’entrée (A/L) à l’École normale supérieure, président du conseil d’administration de la même École, membre de l’International Advisory Board de l’université de Nagoya, vice-président de l’assemblée des professeurs du Collège de France, codirecteur de la revue Romania. Actuellement, il est, entre autres, secrétaire général du conseil d’administration de la Fondation Singer-Polignac, membre, depuis plusieurs décennies, du conseil de rédaction de Commentaire, membre du jury du Prix Chateaubriand, du Prix Guizot, du Prix Arsène Lupin du roman policier. Il a reçu le Prix de l’Association internationale des études françaises (1987), la grande médaille d’or de la société Arts, Sciences, Lettres (1997), le Liseron d’or de l’Académie des Jeux floraux de Toulouse (2001). Il est docteur honoris causa des universités de Sheffield (2004) et de Bucarest (2011). Le Prix Balzan lui a été décerné en 2007. Il est membre étranger de l’American Academy of Arts and Sciences et de la Royal Swedish Academy of Letters, History and Antiquities, membre correspondant étranger de l’Académie autrichienne des sciences, de l’Académie des sciences de Lisbonne et de la Medieval Academy of America, membre d’honneur de l’Académie de Versailles, de l’Académie des sciences, lettres et arts d’Alsace et de l’Académie de Lyon. Il est élu en 2019 correspondant étranger de l’académie de la Crusca.

La grande majorité de ses livres et la plupart des ouvrages qu’il a écrits en collaboration ou dirigés portent sur la littérature du Moyen Âge, particulièrement la poésie lyrique et la littérature religieuse, ou plus exactement la pensée religieuse dans la littérature et ses conséquences sur la pensée et l’esthétique littéraires. Certains colloques qu’il a organisés et les volumes qui en ont été tirés portent sur des thèmes généraux touchant plus directement à la théorie littéraire.

Préoccupé par le risque de dessèchement, d’enfermement dans le cercle étroit des spécialistes, d’incompréhension et d’oubli qui menace la littérature du passé, il a créé en 1988 au Livre de Poche la collection Lettres gothiques, où sont publiées des œuvres du Moyen Âge dans le texte original français, occitan ou latin avec une traduction en regard. Il prend grand intérêt et grand plaisir aux entreprises de vulgarisation sous toutes les formes, comme les brèves chroniques qu’il a données un été sur France Inter sous le titre Bienvenue au Moyen Âge et qui ont été réunies dans un petit livre. Son effort est toujours de donner accès aux textes eux-mêmes et de s’effacer derrière eux.

Il a publié aussi des romans, des contes, des souvenirs.

Il a été élu à l’Académie française, le 14 décembre 2017, au fauteuil de René Girard (37e fauteuil), et reçu le 18 octobre par Michael Edwards.

  • 1971 Les Dessins géométriques (Édition de la Grisière)
  • 1972 La Pastourelle. Poésie et folklore au Moyen Âge (Bordas)
  • 1976 La Prédication en langue romane avant 1300 (Honoré Champion)
  • 1978 Belle. Essai sur les chansons de toile (Honoré Champion)
  • 1979 Roman rose et rose rouge. – Le Roman de la Rose ou de Guillaume de Dole de Jean Renart (Les Belles lettres)
  • 1982 Le Roman d’Apollonius de Tyr (Le Livre de poche)
  • 1985 La Subjectivité littéraire. Autour du siècle de Saint Louis (PUF)
  • 1989 Rutebeuf. Œuvres complètes (tome I) (Classiques Garnier)
  • 1990 Rutebeuf. Œuvres complètes (tome II) (Classiques Garnier)
  • 1990 Le Moyen Âge. Littérature française (PUF)
  • 1992 Les Voix de la conscience. Parole du poète et parole de Dieu dans la littérature médiévale (Editions Paradigme)
  • 1992 Littérature française du Moyen Âge (PUF)
  • 1992 Histoire européenne du roman médiéval. Esquisse et perspectives – (en collaboration) (PUF)
  • 1992 Dictionnaire des lettres françaises – Le Moyen Âge – (direction d’ouvrage)
  • 1996 Le Moyen Âge et ses chansons ou Un passé en trompe-l’œil (Éditions de Fallois)
  • 1998 Le Tiers d’amour. Un roman des troubadours (Éditions de Fallois)
  • 1998 Froissart et le temps (PUF)
  • 1999 Pages manuscrites de la littérature médiévale – (en collaboration) (Le Livre de poche)
  • 1999 Le Jongleur de Notre-Dame. Contes chrétiens du Moyen Âge (Le Seuil/Plon)
  • 2002 Déodat ou la transparence. Un roman du Graal (Le Seuil/Plon)
  • 2002 Dictionnaire du Moyen Âge – (direction d’ouvrage)
  • 2002 L’Œuvre et son ombre. Que peut la littérature secondaire ? – (direction d’ouvrage)
  • 2003 Poésie et conversion au Moyen Âge (PUF)
  • 2004 Le Moyen Âge à la lettre. Un abécédaire médiéval (Tallandier)
  • 2004 Arsène Lupin et le mystère d’Arsonval (Éditions de Fallois)
  • 2006 Nature et poésie au Moyen Âge (Fayard)
  • 2007 Un portefeuille toulousain (Éditions de Fallois)
  • 2009 Seuls les enfants savent lire (Tallandier)
  • 2010 Livres anciens, lectures vivantes. Ce qui passe et ce qui demeure – (direction d’ouvrage)
  • 2013 Les Troubadours. Une histoire poétique (Perrin)
  • 2014 D’autres langues que la mienne – (direction d’ouvrage)
  • 2015 Bienvenue au Moyen Âge (Éditions des Équateurs)
  • 2017 L’Humiliation, le Moyen Âge et nous (Albin Michel)
  • 2018 Bérets noirs, bérets rouges (Éditions de Fallois)
  • 2019 Seuls les enfants savent lire – nouvelle édition (Les Belles lettres)

Pascale Cossart
Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences

Depuis 1986, les travaux scientifiques de Pascale Cossart portent sur l’étude des mécanismes impliqués dans les infections bactériennes, notamment celles dues à des bactéries intracellulaires, avec comme modèle d’étude la bactérie Listeria monocytogenes. Grâce à des approches multidisciplinaires, reposant en particulier sur des techniques de biologie cellulaire, Pascale Cossart a lancé une nouvelle discipline, la « microbiologie cellulaire », et mis en lumière de nombreuses stratégies utilisées par les bactéries lors de l’infection. Ses travaux actuels portent aussi sur l’étude des régulations dépendantes de l’ARN chez les bactéries, et sur l’exploration des modifications épigénétiques lors de l’infection.

Les contributions de Pascale Cossart lui ont valu de nombreuses distinctions nationales et internationales, dont les prix L’Oreal/UNESCO for Women in Science (1998), Richard-Lounsbery (Académie des sciences/ National Academy of Sciences, 1998), Robert-Koch (Berlin, 2007), Louis-Jeantet (2008) et Balzan (2013).

Pascale Cossart est Docteur honoris causa de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (2009) et de l’université de Birmingham (2015). Elle est commandeur de la Légion d’honneur (2013).

Publications les plus représentatives

Pascale Cossart a publié un grand nombre d’articles dans des revues scientifiques à comité de lecture, dont :
– J.L. Gaillard, P. Berche, C. Frehel, E. Gouin, P. Cossart. (1991) Entry of L. monocytogenes into cells is mediated by internalin, a repeat protein reminiscent of surface antigens from Grampositive cocci, Cell, 65, p. 1127-41.
– C. Kocks, E. Gouin, M. Tabouret, P. Berche, H. Ohayon, P. Cossart. (1992) Listeria monocytogenes-induced actin assembly requires the actA gene product, a surface protein, Cell, 68, p. 521-31.
– S. Cudmore, P. Cossart, G. Griffiths, M. Way. (1995) Actin-based motility of vaccinia virus, Nature, 378, p. 636-8.
– J. Mengaud, H. Ohayon, P. Gounon, R. Mege, P. Cossart. (1996) E-cadherin is the receptor for internalin, a surface protein required for entry of Listeria monocytogenes into epithelial cells, Cell, 84, p. 923-32.
– K. Ireton, B. Payrastre, H. Chap, W. Ogawa, H. Sakaue, M. Kasuga, P. Cossart. (1996) A role for phosphoinositide 3-kinase in bacterial invasion, Science, 274, p. 780-2.
– M. Lecuit, S. Dramsi, C. Gottardi, M. Fedor-Chaiken, B. Gumbiner, P. Cossart. (1999) A single amino-acid in E-cadherin responsible for host-specificity towards the human pathogen Listeria monocytogenes, EMBO J., 18, p. 3956-63.
– M. Lecuit, S. Vandormael-Pournin, J. Lefort, M. Huerre, P. Gounon, C. Dupuy, C. Babinet, P. Cossart. (2001) A transgenic model for listeriosis: Role of internalin in crossing the intestinal barrier, Science, 292, p. 1722-1725.
– P. Glaser, …, P. Cossart. (2001) Comparative genomics of Listeria species, Science, 294, p. 849-53.
– J. Johansson, P. Mandin, A. Renzoni, C. Chiaruttini, M. Springer, P. Cossart. (2002) An RNA thermosensor controls expression of virulence genes in Listeria monocytogenes, Cell, 110, p. 551-561.
– E. Gouin, C. Egile, P. Dehoux, V. Villiers, J. Adams, F. Gertler, R. Li, P. Cossart. (2004) The RickA protein of Rickettsia conorii activates the Arp2/3 complex, Nature, 427, p. 457-461.
– E.Veiga, P. Cossart. Listeria hijacks the clathrin-dependent endocytic machinery to invade mammalian cells. (2005) Nat. Cell. Biol., 7, p. 894-900.
– M. Hamon, E. Batsche, B. Régnault, T. Nam Tham, S. Seveau, C. Muchardt, P. Cossart. (2007) Histone modifications induced by a family of bacterial toxins, Proc Natl Acad Sci USA, 104, p. 13467-72.
– A. Toledo-Arana, …, P. Cossart. (2009) The Listeria transcriptional landscape from saprophytism to virulence, Nature, 459, p. 950-6.
– D. Ribet, M. Hamon, E. Gouin, M. Nahori, F. Impens, H. Neyret-Kahn, K. Gevaert, J. Vandekerckhove, A. Dejean, P. Cossart. (2010) Listeria monocytogenes impairs SUMOylation for efficient infection, Nature, 464, p. 1192-5.
– S. Mostowy, M. Bonazzi, M.-A. Hamon, T.-N. Tham, A. Mallet, M. Lelek, E. Gouin, C. Demangel, R. Brosch, C. Zimmer, A. Sartori, M. Kinoshita, M. Lecuit, P. Cossart. (2010) Entrapment of intracytosolic bacteria by septin cages, Cell Host and Microbe, 8, p. 433-44.
– A. Lebreton, G.Lakisic, V. Job, L. Fritsch, T.-N.Tham, A. Camejo, P.-J. Matteï, B. Regnault, M.-A. Nahori, D. Cabanes, A. Gautreau, S. Ait-Si-Al, A. Dessen, P. Cossart, H. Bierne. (2011) A bacterial protein targets the BAHD1 chromatin complex to stimulate type III interferon response, Science, 331, p. 1319-21.
– F. Stavru, F. Bouillaud, A. Sartori, D. Ricquier, P. Cossart. (2011) L. monocytogenes transiently alters mitochondrial dynamics during infection, Proc Natl Acad Sci USA,108, p. 3612-7.
– J.-R. Mellin, M. Koutero, D. Dar, M.-A. Nahori, R. Sorek, P. Cossart. (2014) Sequestration of a two-component response regulator by a riboswitch-regulated non-coding RNA, Science, 345, p. 940-3.

Étienne Ghys
Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences

Étienne Ghys est mathématicien. Directeur de recherche CNRS, il a contribué à la création et au développement du laboratoire de mathématiques de l’ENS de Lyon. Ses travaux scientifiques portent sur la géométrie, la topologie et les systèmes dynamiques. On lui doit par exemple des résultats permettant de mieux comprendre la topologie du fameux papillon de Lorenz, paradigme de la théorie du chaos. Depuis quelques années il s’est investi dans plusieurs actions de diffusion, comme la réalisation de films mathématiques ou encore la fondation d’une revue en ligne destinée au public général. Cela lui a valu le prix Clay pour la dissémination des mathématiques. Il porte un intérêt tout particulier aux questions d’éducation.

Le site de l’Académie des sciences contient une Notice sur les travaux scientifiques d’Étienne Ghys datant de 2001 et destinée aux mathématiciens (et donc nécessairement technique). Il est impossible de décrire ce genre de travaux en quelques lignes pour un public général. Voici cependant l’un des thèmes abordés.
À la fin du 19e siècle, Henri Poincaré créait la théorie des systèmes dynamiques. Le principal exemple qu’il avait en tête concernait le mouvement des planètes. Il prit conscience qu’il était illusoire de chercher une formule qui permettrait de déterminer exactement les trajectoires futures des objets célestes. Surtout, il comprit qu’en étant plus modestes, on pouvait espérer obtenir des renseignements qualitatifs, concernant par exemple la question (encore ouverte) de la stabilité du système solaire. La théorie développée par Poincaré est proprement mathématique : une science qualitative du mouvement. Tout au long du 20e siècle, les progrès ont été considérables, en particulier grâce à la compréhension des phénomènes chaotiques. Étienne Ghys a contribué à la description de quelques exemples importants, qu’on appelle « flots d’Anosov ». Dans le même esprit, le fameux effet papillon de Lorenz, paradigme du chaos, concerne un très bel objet dans l’espace. Un point de déplace de manière erratique et décrit des courbes d’une grande complexité. Comment ses trajectoires sont-elles nouées ? Comment s’enlacent-elles entre elles ? Voilà l’un des terrains de jeu mathématique dans lequel Étienne Ghys aime évoluer.
Depuis une dizaine d’années, Étienne Ghys a pris conscience de la nécessité de présenter la science à des publics les plus variés possibles. Avec Jos Leys et Aurélien Alvarez il a réalisé deux films d’animation mathématique. Le premier, intitulé Dimensions, est une introduction à la quatrième dimension, d’un
point de vue mathématique (www.dimensions-math.org). Le second, intitulé Chaos est une introduction à la théorie… du chaos (www.chaos-math.org). Parmi les activités de diffusion, on peut aussi citer la fondation de la revue en ligne du CNRS images des mathématiques (images.math.cnrs.fr). Étienne Ghys porte un intérêt tout particulier aux questions d’enseignement. Son dernier livre (A singular mathematical promenade) propose une approche visuelle de la théorie des singularités de courbes planes à des étudiants en mathématiques de niveau master.

Laurent Petitgirard
Secrétaire perpétuel de l'Académie des beaux-arts

Né en 1950, Laurent Petitgirard a étudié le piano avec Serge Petitgirard et la composition avec Alain Kremski.
Musicien éclectique, sa carrière de compositeur de musique symphonique, d’opéras et de musique de chambre double d’une importante activité de chef d’orchestre.

Directeur musical de l’Orchestre Symphonique Français de 1989 à 1996, il a été élu en 2005 Directeur Musical par les musiciens de l’Orchestre Colonne, fonction qu’il a assuré jusqu’en 2018.
Le premier opéra de Laurent Petitgirard,”Joseph Merrick dit Elephant Man”, sur un livret d’Eric Nonn, a été enregistré avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo et Nathalie Stutzmann (Naxos). Créé en février 2002 à l’Opéra d’Etat de Prague dans une mise en scène de Daniel Mesguich, l’opéra a été repris à l’Opéra de Nice en décembre 2002 (DVD Marco Polo).
Une nouvelle production, mise en scène par Doug Varone en a été présentée en mai 2006 par l’Opéra de Minneapolis.

Son deuxième opéra “Guru”, (qui traite de la manipulation mentale et des dérives sectaires), sur un livret de Xavier Maurel a été enregistré en octobre 2010 à Budapest pour le label Naxos avec Hubert Claessens (baryton-basse) et Sonia Petrovna (comédienne) dans les deux rôles principaux (Choc du mois de Classica septembre 2011). La suite lyrique “Guru et Marie” qui en est tirée a été créée en 2014 à Neubrandenburg (Allemagne), en mars 2016 au Théâtre des Champs-Elysées, octobre 2017 en Pologne et mars 2018 à Jérusalem.
L’opéra intégral a été créé sous la direction du compositeur du 28 septembre au 2 octobre 2018 au Castle Opéra de Szczecin, dans une mise en scène de Damian Cruden, puis repris en mars 2019.

Pour la firme Naxos Laurent Petitgirard a également enregistré trois poèmes symphoniques « Les Douze Gardiens du Temple », « Euphonia », « Poème pour grand orchestre à cordes , trois concertos “Dialogue pour alto et orchestre” (Gérard Caussé), Concerto pour violoncelle et orchestre,(Gary Hoffman) “Le Légendaire” pour violon chœur et orchestre, (Augustin Dumay) ainsi qu’un CD consacré au “Petit Prince”, musique originale du spectacle conçu et mis en scène par Sonia Petrovna.
Le nouveau CD (Naxos) sorti en décembre 2019 comprend « Etats d’âme » pour saxophone alto et orchestre et trois poèmes symphoniques « Solitaire », « Le Marathon », « Flaine ».

Son concerto pour Flûte, Harpe et Orchestre à Cordes « Dilemme » a été créé les 1er et 2 juin 2019 sous la direction de Cristian Macelaru par Emmanuel Pahud et Marie-Pierre Langlamet à la Philharmonie de Dresde.

Laurent Petitgirard a également composé de nombreuses musiques de films pour des metteurs en scène tels Otto Preminger, Jacques Demy, Francis Girod, Peter Kassovitz, Pierre Schœndœrffer, Jean-Claude Brialy, Pierre Granier Deferre…
Il a également composé pour la télévision la musique de la série « Maigret » avec Bruno Cremer dans le rôle-titre.

Laurent Petitgirard a une importante activité de chef invité (Orchestre de l’Opéra de Paris, Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Orchestre National de France, Orchestre National de Lyon, de Bordeaux, de Strasbourg, de Lille, Orchestre Philharmonique de Nice, Bamberger Sinfoniker, Berliner Symphoniker, Orchestres de la Suisse Romande, de la TonHalle, de la Fenice, de la BBC, Utah Symphonic Orchestra, Seoul Philharmonic, KBS and Korean Symphony Orchestras, Orchestre de Bratislava, Orchestre National d’Espagne, Moscow State Orchestra, Orchestre National de Chine…..).

Il a enregistré une trentaine de disques, dont “Jeanne d’Arc au Bûcher” d’Honegger, “Gaspard de la Nuit” (Ravel-Constant) dont il a dirigé la création ou encore “Daphnis et Chloé”, de Maurice Ravel.

De janvier 2013 à juin 2015, Laurent Petitgirard a dirigé le premier cycle de musique à l’image du Conservatoire Supérieur de Musique et de Danse de Paris.
Depuis 2013 il est le directeur artistique des soirées classiques de Ramatuelle.

Laurent Petitgirard a reçu le Grand Prix Lycéen des Compositeurs 2000 et le Prix Musique 2001 de la SACD.

Il a été élu le 1er février 2017 Secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts où il siège depuis 2000 et a présidé à de nombreuses reprises le conseil d’administration de la Sacem.

Laurent Petitgirard est officier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur, Officier dans l’Ordre du Mérite et Commandeur des Arts et Lettres.

Il est marié avec la comédienne Sonia Petrovna et a un fils, Tristan Petitgirard, auteur, metteur en scène et comédien.

Jean-Robert Pitte
Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques

Agrégé de géographie en 1971, il débute sa carrière comme professeur au lycée Chaptal à Paris pendant un an (1971-1972), avant de passer deux ans comme assistant à l’École normale supérieure de Nouakchott (Mauritanie) (1972-1974). Il rejoint l’Université de Paris IV en 1974, en tant qu’assistant puis maître-assistant, puis maître de conférences. Pendant ces mêmes années, il y a obtenu son doctorat de géographie en 1975 et passe, en 1986, un doctorat ès-lettres dans la même université. En 1988, il est nommé professeur de géographie à l’Université de Paris IV, dont il est professeur émérite depuis 2014.

En 1981, il a créé l’Université Inter-Âges de Paris-Sorbonne.

De 1986 à 1988, il a été adjoint au Chef de la Mission scientifique et technique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche avant de prendre la direction, de 1988 à 1991, de l’Institut d’urbanisme et d’aménagement, puis de l’UFR de géographie et aménagement de 1991 à 1993. En 1992, il devient président du Comité national français de géographie, poste qu’il quitte en 2000. Entre 1993 et 1995, il est également chef de la Mission de la Carte universitaire et des Affaires régionales au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Il a présidé l’Université de Paris IV de 2003 à 2008 après en avoir été le vice-président de 1997 à 2001. Il a également été le président de Paris-Sorbonne Abu Dhabi de 2006 à 2008.

De 2010 à 2014, il est délégué à l’information et à l’orientation auprès du Premier ministre.

Il a présidé l’Association pour le développement du Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges de 2008 à 2013 et est le Président de la Société de Géographie depuis le 1er janvier 2009.

Jean-Robert Pitte a donné de nombreux enseignements à l’étranger. Il a notamment été, de 2015 à 2018, Distinguished Professor à l’Université de Hokkaido (Graduate School of Global Food Resources). Il est docteur Honoris Causa des universités de Tel Aviv (2004), de Iasi (2004), de Tbilissi (2007) et de York à Toronto (2012). Il est membre de l’Academia Europaea (depuis 2001), de l’Académie des sciences d’outre-mer (depuis 2002), membre non-résident de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon (depuis 2008) et membre associé correspondant national de l’Académie Stanislas de Nancy (depuis 2013).

Spécialiste du paysage et de la gastronomie, Jean-Robert Pitte est depuis 2006 membre de l’Académie du Vin de France (qu’il a présidée de 2010 à 2016) et membre de l’Académie du Vin de Bordeaux. Il préside la Mission pour le Patrimoine alimentaire français depuis 2008. Il a en outre été président d’honneur de Ferrières, l’École de l’excellence à la française (Gastronomie – hôtellerie – luxe), de 2014 à 2018.

1977 – Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Paris, Publications du département de géographie de l’Université de Paris-Sorbonne.
1977 – La Mauritanie, Paris, PUF (en collaboration).
1983 – Histoire du paysage français, Paris, Tallandier, nouv. éd. 2003, trad. japonaise.
1986 – Terres de Castanide. Hommes et paysages du châtaignier de l’Antiquité à nos jours, Paris, Fayard.
1987 – Géographie 2e, 1e et Terminales, Paris, Nathan, 3 éditions de 1987 à 1998 (direction).
1990 – Les vins de l’impossible, Grenoble, Glénat (direction).
1990 – Les restaurants dans le monde et à travers les âges, Grenoble, Glénat (co-direction).
1991 – Gastronomie française, Paris, Fayard, Trad. portugaise, japonaise, anglaise, chinoise.
1991 – Le Japon, Paris, Sirey, 2e édition 1993.
1993 – Paris, Histoire d’une ville, Paris, Hachette (direction), trad. japonaise.
1997 – La France, Paris, Nathan, nouv. éd. 2006.
1998 – Géographie des odeurs, Paris, L’Harmattan.
2002 – Philippe Lamour, père de l’aménagement du territoire, Paris, Fayard (co-direction).
2004 – Le vin et le divin, Paris, Fayard. Trad. turque, chinoise.
2005 – Bordeaux-Bourgogne. Les passions rivales, Paris, Hachette. Trad. japonaise, anglaise.
2006 – Jeunes, on vous ment ! Reconstruire l’université, Paris, Fayard.
Géographie culturelle, Paris, Fayard, 2006.
2007 – Stop à l’arnaque du bac. Plaidoyer pour un bac utile, Paris, Oh Éditions.
2007 – La Sorbonne. 750 ans au service des humanités (dir.), Paris, PUPS.
2009 – Le désir du vin à la conquête du monde, Paris, Fayard.
2009 – À la table des dieux, Paris, Fayard.
2009 – Les frontières alimentaires (en collaboration).
2010 – Le bon vin. Entre terroir, savoir-faire et savoir-boire (sous la direction).
2010 – Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête (co-direction).
2010 – Le génie des lieux, Paris, CNRS Éditions.
2011 – Une famille d’Europe, Paris, Fayard.
2011 – Orientation pour tous. Bien se former et s’épanouir dans son métier (sous la direction).
2013 – La bouteille de vin. Histoire d’une révolution, Paris, Tallandier.
2013 – L’amour du vin, Paris, CNRS Éditions (sous la direction) (rééd. poche 2016).
2015 – Dictionnaire amoureux de la Bourgogne, Paris, Plon.
2016 – Cent petites gorgées de vin, Paris, Tallandier.
2017 – Les accords mets-vins. Un art français, Paris, CNRS Éditions (direction).
2017 – Atlas gastronomique de la France, Paris, Armand Colin.
2019 – La mer nourricière, Paris, CNRS Éditions (co-direction).