DEVENIR MÉCÈNE

Le Corbeau et le Renard

Il s’agit de la fable II du livre I des Fables choisies, publié en 1668.

Le fonds Erhard comprend 171 illustrations de cette fable.

Raymond de La Nézière
Jean-Jacques Grandville
Levilly
Benjamin Rabier
A.M. Colle
Marcel Vagné
Raymond de La Nézière
Félix Lorioux
Kawa-Nabé Kiyo-Soui
Chromo
Eugène Grivaz

Pistes pédagogiques

• Relever dans les propos du renard (vers 5-9) les procédés qui laissent percevoir sa duplicité. Identifier et commenter cinq représentations de la scène qui lèvent également l’ambiguïté.
• Dans le même passage de la fable, dégager le travers du corbeau sur lequel s’appuie la flatterie du renard. Choisir et commenter les représentations qui l’illustrent le mieux.
• Identifier deux images qui situent le récit dans un décor inattendu. Commenter l’effet produit.
• Choisir le vers que l’on préfère et l’image qui pourrait l’illustrer.

Le Corbeau et le Renard

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Et bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. »
A ces mots, le corbeau ne se sent pas de joie :
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »
Le corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Retour haut de page