DEVENIR MÉCÈNE

Le Rat de ville et le Rat des champs

Il s’agit de la fable IX du Livre I des Fables choisies, publié en 1668. Le fonds Erhard comprend 109 illustrations de cette fable.


Pistes pédagogiques

 

  • Lire attentivement la fable afin de dégager les quatre étapes du récit. Classer les images selon le même déroulement.
  • Cinq illustrations se rapportent à l’interruption du festin (strophes 3 et 4). Après les avoir identifiées, mettre chacune d’elles en relation avec un vers en particulier.
  • Choisir les images où le luxe du décor et l’opulence de la table sont particulièrement frappantes et attirer l’attention sur la représentation très réaliste des rats, considérés généralement comme peu nobles. Montrer que la « leçon » naît de ce contraste.

Choisir le vers que l’on préfère et l’image qui pourrait l’illustrer.

 

Le Rat de ville et le Rat des champs

 

Autrefois le rat de ville
Invita le rat des champs,
D’une façon fort civile,
À des reliefs d’ortolans.

Sur un tapis de Turquie
Le couvert se trouva mis.
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.

Le régal fut fort honnête,
Rien ne manquait au festin ;
Mais quelqu’un troubla la fête
Pendant qu’ils étaient en train.

À la porte de la salle
Ils entendirent du bruit :
Le rat de ville détale ;
Son camarade le suit.

Le bruit cesse, on se retire :
Rats en campagne aussitôt ;
Et le citadin de dire :
« Achevons tout notre rôt.

C’est assez, dit le rustique ;
Demain vous viendrez chez moi :
Ce n’est pas que je me pique
De tous vos festins de roi ;

Mais rien ne vient m’interrompre :
Je mange tout à loisir.
Adieu donc ; fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre. »

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