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Le Lion et le Chasseur

Il s’agit de la fable II du livre VI des Fables choisies, publié en 1668. Le fonds Erhard comprend 18 illustrations de cette fable.

Pistes pédagogiques

 

  • Quels sont les ressorts du comique dans cette fable dont l’auteur a écarté tout effet de surprise ? Comment les illustrateurs représentent-ils la drôlerie de la scène ?
  • Vers 8 à 10, qualifier le parti pris du berger. Quelle est sa traduction en images ?
  • Y a-t-il une indication sur le décor dans la fable ? Commenter les choix des illustrateurs en la matière.

Choisir le vers que l’on préfère et l’image qui pourrait l’illustrer.

 

Le Lion et le Chasseur

 

Un Fanfaron amateur de la Chasse,
Venant de perdre un Chien de bonne race,
Qu’il soupçonnait dans le corps d’un Lion,
Vit un Berger : « Enseigne-moi de grâce,
De mon Voleur, lui dit-il, la maison,
Que de ce pas je me fasse raison. »
Le Berger dit : « C’est vers cette montagne.
En lui payant de tribut un Mouton
Par chaque mois, j’erre dans la Campagne
Comme il me plaît, et je suis en repos. »
Dans le moment qu’ils tenaient ces propos,
Le Lion sort et vient d’un pas agile.
Le Fanfaron aussitôt d’esquiver.
« Ô Jupiter, montre-moi quelque Asile,
S’écria-t-il, qui me puisse sauver. »

La vraie épreuve de courage
N’est que dans le danger que l’on touche du doigt.
Tel le cherchait, dit-il, qui changeant de langage,
S’enfuit aussitôt qu’il le voit.

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