DEVENIR MÉCÈNE

La Lettre de l’Institut

Institut de France - 10 juin 2024

Jour après jour, l’Institut de France et les cinq académies restent au contact de l’essentiel : soutenir la recherche, conseiller les pouvoirs publics, et inviter, par la culture, à élargir nos horizons.

Le mois dernier, l’Académie des sciences a rendu son rapport sur « l’hydrogène aujourd’hui et demain », sollicité par les services de l’Élysée. L’hydrogène vert peut nous libérer des énergies fossiles, mais à certaines conditions qui ne sont pas encore remplies aujourd’hui, avertit Marc Fontecave, professeur de chimie au Collège de France, membre de l’Académie des sciences et directeur de son Comité de prospective en énergie. Se précipiter sans précaution ni préparation serait une erreur, alerte-t-il.

L’Académie des inscriptions et belles-lettres a mis en lumière un domaine érudit en accueillant un colloque international consacré à l’histoire de la tradition et de l’édition des textes médicaux grecs.

L’Institut et les académies ont encore invité au voyage. Par la musique : lors de la Nuit Blanche, le palais Conti a accueilli plus de 2200 personnes, venues écouter l’orchestre Colonne et le chœur de la Cité Internationale, dirigés par Laurent Petitgirard, Secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts. Ils ont interprété du Gabriel Fauré, ancien membre de cette académie et disparu il y a cent ans. Par la poésie : une délégation de l’Académie de poésie Hanlin (province de Nankin) a remis à Amin Maalouf, Secrétaire perpétuel de l’Académie française, une anthologie de poésie croisée française et chinoise. Par les gravures d’Ade Adesina, exposées au Pavillon Comtesse de Caen par l’Académie des beaux-arts. Et dans le temps : le colloque de la fondation Valéry Giscard d’Estaing, sous l’égide de l’Académie des sciences morales et politiques et de l’Académie française, s’est consacré à relire le bilan politique de l’ancien président de la République, également académicien, cinquante ans après son accession à plus haute fonction de l’État. Pas d’avenir sans mémoire du passé, rappelait Stéphane Bern, venu remettre les prix de sa fondation à l’Institut.

Festina lente : hâte-toi lentement. L’Institut continue sans relâche, dans le recueillement de la réflexion, à éclairer les responsables publics et à œuvrer pour le temps long, en favorisant de toutes ses forces la recherche, la création et la culture.  


Plus largement, nos liens confraternels se fondent dans nos missions communes. À titre d’exemple, ce mois-ci, l’Académie des sciences a alerté les pouvoirs publics en publiant son rapport sur les grandes constellations de satellites : leur prolifération dans l’espace n’est pas sans risque et nécessite une régulation. L’Académie des beaux-arts a rappelé dans le 100e numéro de sa lettre certaines de ses missions cardinales : protéger son patrimoine et soutenir la création ; Bernard Stirn, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, a aussi précisé celles de sa compagnie : perpétuer des traditions mais surtout encourager les projets de recherche et de réflexion des nouvelles générations. Enfin, l’Académie des inscriptions et belles-lettres a organisé un colloque sur la gestion de l’eau dans les civilisations d’Asie, avec la Société asiatique, le Collège de France et l’Académie de l’Eau.


Notre goût partagé du savoir et de la création nous engage à ouvrir largement nos portes sur la cité. Ce mois-ci notre Coupole a accueilli la finale de la Grande Dictée du Sport, notre auditorium les conférences de l’Institut et notre librairie des séances de dédicaces de deux académiciennes des sciences, Tatiana Giraud et Catherine Bréchignac. Et nous espérons vous accueillir nombreux lors de la Nuit Blanche qui ouvrira le mois de juin en rendant hommage au compositeur Gabriel Fauré.

Soyez les bienvenus parmi nous.

— Xavier Darcos, Chancelier de l’Institut de France

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