DEVENIR MÉCÈNE

La Colombière

Propriété de l'Institut de France
8 rue Foulques Nerra
49350
Chênehutte-Trèves-Cunault

Un atelier d'artistes sur les rives de la Loire

Gustave Pimienta (1888-1982), sculpteur figuratif français, trouva à la sortie de la Seconde Guerre mondiale un endroit où il pouvait se reposer et développer sa créativité : La Colombière, une maison traditionnelle située à Gennes-Val de Loire. Il s’y installa avec la marquise de Narros, sa muse et mécène. En 1970, elle fit don de la maison et des œuvres de l’artiste à l’Institut de France, lui confiant la mission de conserver ce lieu et de le faire vivre après leur disparition. À la mort de Gustave Pimienta en 1982, suivant la volonté de la marquise de Narros, la propriété fut destinée à l’accueil d’artistes et de chercheurs.

Historique

La résidence de recherche et de création

Les résidents sont sélectionnés par un jury composé d’académiciens et de deux personnalités extérieures, l’une désignée au sein de la Mission Val de Loire et l’autre par l’Institut de France. Les bénéficiaires, accueillis pendant six semaines entre juin et septembre, sont des étudiants en fin de cursus ou des jeunes diplômés d’une école d’art, de paysage ou d’architecture. La résidence est aussi ouverte aux historiens (doctorants ou post­doctorants). Les œuvres de Gustave Pimienta sont exposées dans l’atelier de l’artiste et dans le jardin, fournissant ainsi une authentique source d’inspiration.

Marie Liberos - en résidence en 2019

Marie Liberos, plasticienne, a centré son projet sur l’étude du paysage sous l’angle artistique et scientifique. Face au fleuve, elle a peint pendant un cycle lunaire, tous les jours, le même point de vue, sur un même format. En parallèle, l’artiste a effectué des relevés de la température de l’air, de l’eau, de la hauteur du fleuve, de la vitesse du courant et du vent : tous ces éléments augmentent la compréhension de son travail. En résulte Lune Noire, une série de trente tableaux et un livret regroupant les peintures et les indices scientifiques.

Aurélia Frey - en résidence en 2019

Aurélia Frey est photographe, diplômée de l’École nationale supérieure de Photographie d’Arles et ancienne membre de la Casa de Velazquez. À La Colombière, elle s’est imprégnée de l’esprit de Pimienta et a choisi de suivre ses traces, d’accorder du temps à la contemplation. Avec Au fantôme dont j’emprunte les pas, une approche sensorielle et artistique de la photographie et du paysage, Aurélia Frey nous invite à pénétrer dans l’univers de l’artiste qui l’a guidée durant un été.

Né à Paris en 1888, Gustave Pimienta se destine très jeune à l’art de la sculpture. Fréquentant à ses débuts l’atelier d’Alexandre Charpentier, il se fait très vite remarquer dans le monde artistique. En 1905, il expose  au salon des artistes français et fait sensation avec l’œuvre Une vieille femme en prière, suscitant l’admiration de Braque, Marie Laurencin ou encore Matisse. Après une amputation de quatre doigts à la main gauche suite à une blessure pendant la guerre 1914-1918, il reprend son  activité de sculpteur, voyage en Italie avec son ami Maillol, s’essaie à la sculpture monumentale et à l’étude du mouvement avec notamment ses œuvres Rébecca (dont une version est présentée à La Colombière), Orphée ou encore Prométhée.

En 1939, Gustave Pimienta rencontre la Marquise de Narros qui devient sa muse et sa protectrice. Ils s’installent à La Colombière après la guerre, en 1947. Le sculpteur y crée son atelier, loin du tumulte du monde de l’art parisien. Il y travaillera jusqu’à sa mort en 1982.

La Marquise de Narros (1892-1981)

Veuve de Marcelino Azlor de Aragon y Hurtado de Zaldivar, septième marquis de Narros et Grand d’Espagne, la marquise de Narros, née Germaine Bouchez, rencontre en 1939 le sculpteur Gustave Pimienta à qui elle commande un buste. Elle restera sa muse et son mécène jusqu’à sa mort. En 1947, ils s’installent à La Colombière où ils séjourneront presque sans interruption jusqu’à la fin de leur vie.

Informations

pratiques

Horaires d'ouverture

Dates indicatives de la résidence : du 6 juillet au 16 août 2020 et du 17 août au 21 septembre 2020

Conditions d'accès

Une résidence à la Colombière dure entre 6 et 8 semaines et doit mener à une production artistique ou littéraire, qui sera présentée aux Journées européennes du patrimoine.
Traditionnellement, les artistes présentent le résultat de leurs résidences durant les Journées européennes du patrimoine, dans la villa elle-même. L’exposition dure deux jours et est gratuite pour tous.

Appel à candidatures

Date limite de réception des candidatures : le 30 mars 2020
Communication du nom des lauréats : le 28 avril 2020 au plus tard

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