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Bibliothèque de l’Institut de France

Propriété de l'Institut de France

La mémoire de l’Institut

L’Institut national fut doté dès sa fondation d’une bibliothèque nourrie principalement par les confiscations révolutionnaires. Elle est aujourd’hui l’une des plus importantes bibliothèque de France en nombre de documents et possède des richesses hors du commun, dont douze carnets de notes et de dessins de Léonard de Vinci rapportés d’Italie par Napoléon Bonaparte.

Véritable mémoire de l’Institut, la bibliothèque poursuit une double ambition : aider les membres des Académies dans leurs travaux et recherches ; collecter des productions des membres de l’Institut, passés ou présents. La bibliothèque, destinée d’abord aux académiciens, accueille aussi chaque année de nombreux chercheurs qui reçoivent l’autorisation de consulter les collections.

Depuis sa fondation, la bibliothèque de l’Institut n’a cessé d’enrichir ses collections. À ce jour, les fonds sont estimés à
1 500 000 documents de tout type, dont près de 600 000 volumes imprimés et de 8600 manuscrits, des gravures, des dessins, des photographies, des médailles, des cartes, des plans et des souvenirs ou objets les plus divers.

Ces richesses proviennent des libéralités de nombreux donateurs et mécènes, d’achats et d’échanges. Parmi les dons les plus marquants, celui du bibliophile belge Charles de Spoelberch de Lovenjoul, qui légua en 1905 à l’Institut sa collection composée de 1500 manuscrits, 40 000 ouvrages et 1100 titres de périodiques.

Historique

Un fonds ancestral

Sous le Directoire, l’Institut national des Sciences et des Arts reçoit comme instrument de travail, en 1797, la bibliothèque de la Commune de Paris. De ce premier ensemble, constitué de manuscrits, mais aussi de
24 000 imprimés, découle le plan de classement de la Bibliothèque de l’Institut de France, utilisé jusqu’en 1895. Les saisies révolutionnaires, à partir des choix opérés dans les dépôts littéraires de Paris et Versailles constituent le deuxième ensemble principal des collections. Enfin, à partir du XIXe siècle, un enrichissement de très grande qualité se poursuit grâce aux dons et legs.

Manuscrits

La Bibliothèque de l’Institut de France conserve environ 20 000 manuscrits dont près de 1 500 appartenant à la collection littéraire constituée par le vicomte Spoelberch de Lovenjoul autour de Balzac, Gautier, Sand, Mérimée et Sainte-Beuve. Parmi les nombreux trésors manuscrits de la Bibliothèque, il faut signaler les douze carnets de notes et de dessins de Léonard de Vinci saisis en 1796 à la Bibliothèque ambrosienne de Milan par Bonaparte puis, sous l’Empire, des rouleaux de papyrus trouvés à Herculanum ont été déposés à l’Institut. Notons encore dix cahiers autographes d’œuvres musicales de Mozart, près d’un millier de lettres provenant de Joseph Bonaparte, les manuscrits d’Evariste Galois, le journal d’Edouard Vuillard, les cahiers de dessins de Pierre Bonnard, le journal de Michelet, la collection Ambrière et des manuscrits de Chateaubriand concernant l’Institut récemment acquis.

Livres modernes et périodiques

La politique d’acquisition d’ouvrages cherche en priorité à recueillir les œuvres des membres de l’Institut, présents et passés. Elle complète les grandes collections conservées à la bibliothèque et cultive ses
« pôles d’excellence ». La bibliothèque centralise un grand nombre d’ouvrages régulièrement transmis par les services de l’Institut et par chacune des cinq Académies : publications savantes des académies ou reçues par échange avec des académies étrangères, livres couronnés par des prix ou présentés en hommage.
La Bibliothèque de l’Institut possède près de 10 000 périodiques savants, français et étrangers. En 2018, 8500 de ces titres figuraient dans le catalogue en ligne de la bibliothèque, dont 1115 périodiques du fonds Lovenjoul.

Dès la création, en 1795, de l’Institut national, qui devait constituer un « abrégé du monde savant » et « raccorder toutes les branches de l’instruction », il fut prévu de le doter d’une bibliothèque de travail d’un caractère savant et encyclopédique.

L’Institut s’efforça alors, avec un inégal succès, de reconstituer les bibliothèques des anciennes académies royales qui avaient été supprimées en 1793. En compensation, le Directoire mit à sa disposition la bibliothèque de la Ville de Paris, riche de 24 000 volumes et 2000 manuscrits. À ce noyau d’origine de la bibliothèque de l’Institut s’ajoutèrent des documents de diverses provenances, issus des confiscations révolutionnaires, ainsi que des dons prestigieux.

Le XIXe siècle et le début du XXe siècle furent une période faste pour la bibliothèque, qui s’enrichit dans tous les domaines. L’étendue, la diversité, la richesse des fonds témoignent de l’autorité intellectuelle exercée par l’Institut sur l’ensemble des activités du monde savant. Des bibliothèques entières, données ou léguées par des particuliers, couvrant des domaines très variés, vinrent se juxtaposer au fonds général.

La bibliothèque abrite depuis 1987 la prestigieuse collection léguée à l’Institut en 1905 par le vicomte belge Charles de Spoelberch de Lovenjoul (1836-1907), irremplaçable pour l’étude du XIXe siècle littéraire, qui fut complétée depuis par des achats et des dons (dont le fonds Madeleine et Francis Ambrière, donné en 2002 et 2008).

Depuis sa fondation, et de nos jours encore, la bibliothèque de l’Institut s’enrichit dans trois directions : elle recueille la production des académies et des membres de l’Institut, elle collecte une documentation savante française et internationale conforme aux orientations des travaux des académies ; elle reçoit des collections de documents rares et précieux qui lui sont confiées par des donateurs.

La Bibliothèque numérique de l'Institut

La Bibliothèque de l’Institut de France dispose également de sa bibliothèque numérique : Minerv@ ouverte en 2020. Elle permet d’accéder à des images numérisées de documents conservés à la Bibliothèque de l’Institut de France. La correspondance de Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, et les carnets de Léonard de Vinci sont d’ores et déjà disponibles et d’autres fonds viendront progressivement enrichir cette bibliothèque numérique.

Informations

pratiques

Horaires d’ouverture

Ouvert du lundi au vendredi, de 12h à 18h. Accès réservé aux chercheurs sous conditions.

Conditions d'accès

La Bibliothèque de l’Institut est une bibliothèque patrimoniale et une bibliothèque de recherche de dernier recours. Pour y accéder, il convient de disposer de la recommandation d’au moins un membre de l’Institut, appartenant à l’une des cinq académies qui composent cette institution.

Pour tout renseignement, s’adresser au directeur de la bibliothèque ou consulter le site de la bibliothèque.

Accès

Pont-Neuf (ligne 7) ;
Louvre Rivoli (ligne 1) ;
Saint-Michel (ligne 4, RER C) ;
Odéon (lignes 4, 10).

Bus

24 et 27 : arrêt Pont des arts, quai de Conti ;
58 et 70 : arrêt Pont Neuf, quai des Grands Augustins ;
69 et 72 : arrêt Pont des arts, Louvre-Rivoli.

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